Cependant, une augmentation des réactions de fission nucléaire a été constatée et les scientifiques s’interrogent.
Au-dessus de la chape de béton qui recouvre le réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl se trouvent des capteurs qui mesurent le taux de neutrons. Ces capteurs ont récemment enregistré un taux anormal de neutrons. En effet, la hausse est de 40% par rapport à 2016.
Selon certains experts, dont le scientifique Igor Le Bars de l’IRNS, cette hausse d’activité proviendrait d’infiltration d’eau dans le réacteur.
L’eau, sur les neutrons, va avoir la capacité de modifier leur énergie et facilite tous ces phénomènes de multiplication. C’est pour ça que l’une des questions qui se posent aujourd’hui est de savoir s’il y a des variations de l’humidité qui font que cette capacité de multiplication des neutrons augmente ou pas.
Selon Jean-Christophe Gariel, directeur adjoint de l’IRSN, le risque d’une catastrophe similaire à celle de 1986 est écarté. Cependant, le directeur adjoint reste prudent :
En tout état de cause, on ne craint pas une explosion qui dégraderait les structures de ce qu’il reste de la centrale et notamment du sarcophage. Par contre, il est évident que ce phénomène, s’il correspond effectivement à une reprise de la réaction nucléaire, rendra encore plus difficile et complexe les opérations de démantèlement, car le niveau d’irradiation sera encore plus élevé.
Les autorités ukrainiennes devront envisager des solutions de renforcement de mesures pour éviter qu’une nouvelle catastrophe se produise.
Laisser un commentaire